Puissance de l'intention

Publié le par reikilorient Pat et Nina

intention.jpgSurtout dans la dynamique ascensionnelle présente, trop de gens ignorent la puissance de la loi d’Attraction pour ce qui a trait à leurs pensées, leurs sentiments ou ressentis, leurs paroles et leurs actes conscients et inconscients. C’est surtout le cas des gens qui, pris du complexe de l’éternelle victime, préfèrent projeter leurs torts sur n’importe quoi ou n’importe qui plutôt que d’assumer les conséquences de leurs vibrations. En raison de la force de l’ego, dans un geste réflexe ou primo primi, n’importe qui, dans un acte qui le lèse grandement, est porté à réagir, pour un moment, par l’hostilité, si ce n’est par l’agression. Mais, une fois la surprise dépassée ou la colère défoulée, l’être sage s’empresse de rétablir les faits dans leur juste perspective, dans la reconnaissance qu’il ne peut rien attirer sans y être pour quelque chose, dans un aspect ou un autre de son être. Et, dans sa transaction d’harmonisation, il n’attend pas que l’autre choisisse de s’amender pour lui-même tirer la leçon qu’il doit prendre, exprimer sa contrition, faire amende honorable, réparer les torts qu’il a pu causer.

Un exemple pourrait aider à faire comprendre le propos. Récemment, une jeune fille qui s’est trouvé un copain en trop bas âge et a conçu trois enfants de lui, donc qui manquait de maturité pour faire un choix éclairé, comme c’est souvent le cas dans les générations les plus jeunes, a fini par comprendre qu’elle gagnerait à se séparer de lui en raison des complications qui ne faisaient qu’augmenter depuis qu’elle vivait avec lui. On ne s’attardera pas sur le fait que son premier réflexe fut d’aller se réfugier chez ses parents avec sa progéniture, puisque les plus jeunes savent comment tirer le meilleur parti de tous les mondes, mais ne se gênent pas pour compliquer l’existence des gens qu’ils disent aimer.

Depuis son retour dans la famille, sans viser directement son ancien compagnon de vie, elle ne cesse de publier sur «Facebook» des propos désobligeants à son endroit, truffant sa page de propos sexistes à l’endroit des hommes. Elle doit soupçonner que, en cachette, il consulte la page du réseau social auquel elle s’est abonnée. En passant, a-t-on vraiment aimé quand, au moment d’une séparation, on ne veut plus que le malheur de celui qu’on dit avoir aimé?

Quoi qu’il en soit, à partir de son drame personnel, au lieu de chercher à comprendre ce qui lui est arrivé, comment elle s’est attiré la situation pénible qu’elle vit, elle projette sa souffrance à travers des amalgames faciles, mais sans discernement, comme si tous les hommes étaient devenus, à ses yeux, des monstres. Quel bel hommage à rendre à son père, chez qui elle vient de se réfugier, comme à ses frères et ses éducateurs masculins, qui ne devaient quand même pas tous être de présumés salauds. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est qu’elle ne fait rien pour améliorer son sort, même que, à la vitesse à laquelle un être peut désormais créer, elle ne peut que se compliquer l’existence.

En fait, il est clair que, avant de penser à se poser les bonnes questions, elle attend que son ancien copain admette ses torts et lui fasse des excuses puisque, ostensiblement, elle se comporte comme une victime innocente dans les expériences qui lui reviennent, comme fruits de ce qu’elle a semé consciemment ou inconsciemment dans son passé. Rien n’arrive par hasard. Mais ce rapprochement ne se produira probablement pas demain la veille puisque ce dernier, plutôt macho, n’abdiquera jamais le premier, surtout que, par son charisme, depuis le temps de leur vie commune, il semble s’être constitué une bonne liste de remplaçantes.

Et c’est souvent ce qui arrive, dans un vécu pénible du genre, que les deux partenaires campent sur leurs positions et attendent que l’autre bouge avant de bouger. L’un et l’autre se disent : «Pourquoi ce serait à moi de faire les premiers pas dans l’admission mutuelle des torts?» Surtout que, dans un litige, il y en a toujours un ou une pour se croire blanc comme neige. Évidemment, la colère de l’un et l’autre ne peut que devenir d’autant plus puissante qu’ils se sont grandement investis dans la relation, surtout chez celui qui a accepté de faire les plus grands et longs compromis.

Ce qui est dommage, dans ce comportement humain trop habituel, c’est que les deux partenaires préfèrent régresser à faire ce qui s’impose pour améliorer leur destin. L’un et l’autre ne gagneraient-ils pas à se dire : «Si l’autre ne veut pas assumer les conséquences de ses actes, je n’attendrai pas après lui pour le faire, puisqu’il y va de l’amélioration de mon propre sort»? Car même la logique semble inviter un être sensé à prendre ses affaires en mains sans la moindre référence à l’attitude et au comportement de son opposant présumé lorsqu’il y va de son propre bonheur. Mais il faut dire que, dans l’émotivité qui surgit d’une situation pénible, la logique prend le bord un moment plus ou moins prolongé, selon le degré de souffrance personnelle.

En pareil cas, ce qu’il faut savoir, c’est que ce qu’un être pense de l’autre, il le lui communique avec d’autant plus de force qu’il a tracé entre eux un canal de communication important, lui imposant subtilement de devenir, pour lui, comme il le voit, comme il pense qu’il est. Ainsi, s’il pense que l’autre est un fieffé irresponsable et qu’il ne changera jamais, n’est-ce pas le reflet que l’autre risque de lui retourner tant qu’il ne changera pas sa compréhension de sa réalité?

Qui, dans l’une ou l’autre expérience de sa vie, n’a pas constaté que ce qu’une personne pensait d’une autre ne correspondait en rien à ce qu’elle vivait avec elle? Ou que, après plusieurs années, une personne continuait de penser qu’un être particulier était comme ceci ou comme cela, alors qu’il avait grandement changé, mais que, pour ne pas l’avoir revu, elle ne se prononçait qu’à partir du cliché de ce qu’elle avait vécu avec lui?

Telle est la réalité, chez l’être moins conscient, qui reste ouvert à l’influence d’autrui, parce que, par manque d’estime personnel ou de confiance en lui, le regard d’autrui continue d’importe grandement pour lui, parce qu’il croit avoir des comptes à rendre à autrui, parce qu’il pense devoir conserver une dette de reconnaissance éternelle pour des services rendus — alors que personne ne doit jamais rien à personne, quoi qu’un autre ait pu faire à son endroit, puisque, dans son implication, il n’était pas au service de celui qu’il aidait ou supportait, mais l’émissaire de son Créateur, à titre d’être plus compétent ou éclairé, pour un temps, dans un domaine particulier, qui, par des voies étranges, l’avait simplement appelé à s’impliquer dans son destin sans attente, sans espoir de retour.

Ainsi, il faut retenir cette leçon de vie, à savoir que, ce qu’un être pense fortement d’un autre et pendant longtemps, au point d’en faire sa croyance fondamentale, sa conviction profonde ou sa certitude, il finit par le lui imposer, mais uniquement pour lui-même, alors que, pour toutes ses autres connaissances, ce même être peut se montrer complètement différent. C’est une question d’ajustement vibratoire dans la nécessité que l’autre reçoive par le miroir qu’il représente le reflet qu’il projette pour, à sa courte honte, le plus souvent, s’imposer lui-même une leçon de vie. Voilà comment chaque être finit par comprendre les lois de la Vie, s’il cesse un jour de jouer le jeu de la victime innocente sur laquelle le sort ou le monde aime s’acharner.

 


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© 2013, Les Chroniques d'Arcturius.

Publié dans Textes Lumières

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